Tuesday, February 9, 2010

UNE PETIT RECIT DE NOS DIFFERENCES INTERCUTURELLES

Starter…

J’ai passé mes deux premières années d’études en pensant que j’irai en Australie. Cela à facilité le processus de questionnement, de doutes ou autres remarques que j’aurais du me poser avant de partir. J’ai décidé de partir quatre mois avant d’être dans l’avion et seulement quelques semaines avant de valider ce choix. Volontairement, ma recherche d’information était relativement bridée. Quelques infos faciles d’accès sur la ville où j’allais passer un an, pour ce qui est de la chine et de sa culture je me suis contenté de l’aide d’un très bon ami qui habitait Pékin depuis déjà deux ans. Il m’a juste dit qu’il s’y plaisait et que Pékin lui réservait constamment des surprises, qu’il ne s’ennuyait jamais d’une culture chinoise pleine de richesses. Les mois ont passé, j’ai presque mis la Chine de coté pour profiter des quelques avantages de la France et de mes amis. Ma première chinoiserie fut la demande de visa, en effet ce n’est qu’après plusieurs visites à l’ambassade où l’on me demandait à chaque fois de nouveaux documents que j’ai pu obtenir mon visa d’étudiant. J’ai fait ma valise le matin avant de prendre l’avion, pas de préparation, pas besoin, les 20 kilos de bagages autorisé ne me permettaient pas d’extravagance. J’étais prêt, sans pourtant réelle préparation.

Arrivé en chine

Ma première vue de la chine fut mon bref passage à pékin où je devais changer de terminal pour prendre mon avions en direction de Dalian. Mon premier contact avec les chinois fut à ce moment et me permis de constater une première différence culturelle ; quand un chinois ne connais pas la réponse il ne dit pas « non » ou » je ne sais pas » mais donne une réponse quitte à mentir. Je cherchais le terminal 2 et j’ai donc commencé à demander aux chinois mon chemin. J’ai eu le temps de visiter l’aéroport, les chinois ne me disaient pas « non, je ne sais pas » mais « c’est par là » ou « par là » en m’envoyant n’apporte où. J’ai fini par tomber sur un panneau plus simple à déchiffrer.

Je suis arrivé à Dalian je n’avais jamais ouvert un livre de chinois, je me suis vite aperçu que le chinois ne parlent pas Anglais et encore moins Français, un chinois, ça parle chinois. La première impression est forte, on est un peu dépaysé, on ne connaît pas les rues, les magasins, on regarde partout les gens, on sent les odeurs, on analyse. Tout cela est devenu peu à peu familier puis quotidien. Je me rappel qu’au début certaines odeurs de galeries marchande étaient presque insupportable alors que je ne les remarquais même plus à la fin. J’ai mi du temps à m’essayer à la « street food » au barbecue, au petit restaurant qui me paraissaient insalubre. Au départ j’étais plutôt difficile, je mangeais pas mal de western Food et au final je suis tombé malade à cause d’un sandwich Subway. Mes critère ont changé et après quelques semaines je mangeais de tout et pire j’aimais cela.

Je vais partager quelques différences culturelles que j’ai vécu en chine selon trois faces différentes de ma vie chinoise à savoir, le monde étudiant, le monde du travail, et la vie quotidienne.

LE MONDE ETUDIANT :

J’avais des cours à la fac tous les jours, quatre heures de chinois le matin et deux cours d’économie dans la semaine. Les cours sont obligatoires en chine et pire dans le cas contraire on ne vous notera pas aux partiels. Les profs étaient plutôt décontracté, petite bouteille de thé et cracha dans la corbeille, l’ambiance était plutôt bonne. Le plus intéressant à analyser fut les cours avec des étudiants chinois à savoir les cours d’économie. Le professeur était tout d’abord un peu trop axé sur la Chine et donnait une vision presque nationaliste à ses cours. Les élèves quand à eux avaient tendance à apprendre les définitions par cœur sans réellement comprendre les notions. En effet quand un prof posait une question j’essayais de répondre par mes mots il trouvait cela « pas mal » un autre chinois lisait ouvertement la définition du livre et c’était parfait. De même pour les examens le moins que l’on puisse dire c’est que la triche est de mise. La plus part avait un livre sur les genoux ou une vision panoramique sur leurs voisin. Drôle de méthode. On peu même plus ou moins négocier ses notes à partir du moment que l’on a assisté aux cours, l’assiduité restait la notion plus importante. Les étudiants chinois ne sont pas comme les étudiants français, ils n’ont pas de vie étudiante à part le sport. Le moment où ils se lâchent arrive quand ils commencent à travailler c’est à ce moment qu’ils commencent à fréquenter les bars, les boites et autre joies de la jeunesse. A vrai dire j’ai plus fréquenté le monde du travail qui me correspondait mieux et me semblait plus enrichissant, plus apte à m’apprendre la culture chinoise.

LA VIE QUOTIDIENNE :

Au jour le jour la vie en chine a quelque chose de fascinant ; on ne s’ennuie jamais et la notion de chinoiserie à tout son sens…beaucoup de choses sont différentes, la notion de couple, de nourriture de croyance, la politique, se divertir, tout change ou presque. Ce qu’il faut savoir en premier lieu c’est qu’en chine on sera toujours un étranger. On peut y vivre 10 ans avoir une femme chinoise des enfants chinois un job, on sera toujours perçu comme aux premier jours, comme un étranger. Il n’y a pas de principe d’intégration, le seul facteur qui fait évoluer la chose c’est l’apprentissage de la langue. En effet quand on commence à parler le chinois, la vie quotidienne s’améliore nettement. On peu négocier, commander au restaurant, rencontrer des gens bref on devient indépendant. Quand on parle chinois le regard du chinois change, et devient plus agréable.

En chine la nourriture est tout à fait correcte, je ne suis jamais tombé malade à cause de mets chinois, le hot pot, grillade, raviolis ou autres soupes sont devenus quotidienne, et le pire c’est qu’elle me manque en France. De plus on trouve à peu près ce que l’on veut même si c’est cher, on peut toujours se faire des repas aux normes européennes de temps en temps. La chine ce n’est pas l’Inde on ne tombe pas malade tout le temps, du moins dans les grandes villes. Le chinois on une utilisation quotidienne du restaurant et l’on trouve une multitude de restaurants bon marchés qui sont constamment bondés.

La vie en couple est aussi différente la femme chinoise n est pas habituée à la souplesse des règles de vie en couple européennes et la plus part du temps cela nous retombe dessus. En gros si on est trop gentil tout va se passer bien au départ puis petit à petit la chinoise va prendre ses marques, petit à petit s’installer chez vous avant de durcir carrément les règles à coup de grosse crise de nerf et autres chantages au suicide dans les pires cas. Pour s’adapter il faut être un petit peu dure au départ pour ne pas laisser s’installer ce climat, ce n’est pas naturel mais c’est comme cela que ca marche. Je ne parle même pas de sexualité ou de relation au beau parent, tout est différent.

Ce qu’il est important de savoir sur le chinois c’est qu’il n’aime et ne dois surtout pas perdre la face. Les chinois restent calmes mais dès qu’un chinois perd la face il peu devenir incontrôlable. Ils ne sont pas toujours très expressifs et il faut apprendre à déchiffrer les signes qui annoncent les humeurs, les sentiments. Ils ne réfléchissent pas beaucoup sur le long terme si bien qu’ils n’hésitent pas à ouvrir des restaurants sans business plan au préalable sans se projeter dans l’avenir. Cela s’applique aussi dans la vie quotidienne, ils ont presque un coté impulsif qui peu les entrainer à avoir des réactions surprenantes voire carrément étranges.

LE MONDE DES AFFAIRES :

En chine n’étant pas très satisfait de mes cours et voyant un plus grand intérêt à faire un long stage, je suis resté 8 mois en entreprise. Le stage je l’ai trouvé par une relation que je m’étais fait sur place, un français tout comme les trois co-directeurs de cette boite. Cette expérience est celle qui ma appris le plus et qui me permet de dire que de part les facteurs culturels il me parait difficile de monter sa boîte en chine sans y avoir travaillé. Le chinois a un caractère différent, des mœurs différentes et cela se ressent au travail. Ils ne diront jamais « non » ou « je ne sais pas » mais « oui oui » ou « je comprends » même si parfois ils ne comprennent pas, cela ne facilite pas la communication. La notion de contact et presque de mafia est indispensable dans une entreprise. IL faut avoir des appuys même si ils sont de mauvaise qualité. Il faut mieux avoir quelqu’un de crapuleux pour vous défendre plutôt que se faire détruire par d’autres crapules. Et cela même si le métier de cette personne consiste à créer des problèmes qui se négocient avec de l’argent où il touchera sa commission, cela vaut mieux que des plus gros problèmes. En chine il y a beaucoup de problèmes qui se règlent avec des enveloppes. Il y a plein de croyances, de superstitions qu’il ne faut pas bafouer et dans le cas contraire il faut mieux avoir ces fameux contacts. Par exemple une femme de doit pas monter sur un bateau de pêche sous peine de lui porter malheur. Cela m’est arrivé une fois, ils demandaient 2000 euros, après négociations ils ont du toucher 400 mais le négociateur, même faisant partie de nos employés, a touché sa part. Il aurait surement pu éviter de payer mais ce n’était peu être pas dans son intérêt.

Il est dur de savoir ce qu’un chinois pense. J’ai pu voir pas mal de cas ou des employés trahissent leurs employeurs alors que leur relation était parfaitement saine. Sans entrer dans un climat de méfiance il faut s’attendre a tout et surtout a des changements de comportements. Jai eu l’occasion de faire plusieurs diners d’affaire où l’on mélange une soirée bien alcoolisé à des discutions en tout genre mêlés a la discussion de contrats importants. Bien entendu les règles de bienséance ne sont pas les même qu’en France. On ne peut pas refuser de boire quand quelqu’un trinque avec vous et la soirée tourne vite à un concours de Bai Jui. On trinque en dessous quand la personne est plus importante que vous et l’inverse dans le cas contraire, de même qu’une cigarette offerte par le grand patron de la boite ne se refuse pas, même si vous ne fumer pas, cela le vexerai. Il y a une manière de se présenter de donner et de recevoir des cartes de visites qui jouent un rôle clé dans la rencontre. Quand on rencontre quelqu’un on lui donne sa carte de visite, j’en ai depuis une vraie collection.

La liste des différences culturelles entre la Chine et la France est longue et s’arrête à des petits détails quotidiens qu’ils seraient trop longs à expliquer, je ne vais pas m’attarder sur le fait qu’ils mangent avec des baguettes…

BACK :

Le retour en France n’est pas la partie la plus agréable. L’Asie apporte quelque chose que l’on ne retrouve pas en Europe. Arrivé à Paris on prend rapidement une claque. Une heure après la tarmac j’étais dans le métro, j’avais l’habitude de sourire d’être communicatif. Je me suis rapidement confronté à la froideur des wagons parisiens. En une année on perd ses repères mais ils reviennent vite et on s’aperçoit qu’on se fond rapidement dans la masse de ces anonymes a la mine grise. J’ai rapidement remarqué que seuls les touristes avaient le sourire aux lèvres. C’est peu être ça la clé, de vivre comme un touriste. Je me suis alors posé la question de savoir qu’est ce que je connaissais vraiment de paris, de ses places, de ses musés, de ses restaurant atypique. Pas grand-chose au final. Revenir en France c’était l’occasion de faire une multitude de choses pour lesquelles je ne prenais pas el temps avant. Attendre puis repartir.

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